Comme la veille, je me réveille très (trop) tôt. Il est 3 heures du matin, les yeux grand ouverts, j’attends que le soleil se lève, quand un gros stress m’envahit : on part de l’hôtel dans quelques heures, comment va t on faire sans notre valise? elle devait arriver hier, elle n’est toujours pas là; en plus je n’ai plus rien à me mettre et les habits de la veille sentent la même odeur qu’un vieux dromadaire mort depuis 3 jours, il est impensable de les remettre … je me retourne dans tous les sens, rien à faire je ne pense qu’à ce problème…

Je décide donc de me lever et d’appeler le service bagage d’Air France. La personne au bout du fil me dit « votre valise est arrivée ce matin, aller voir à la réception de l’hôtel »… Ce matin, ce matin … oui enfin cette nuit … heureusement qu’elle devait être livrée hier soir au plus tard ….  Enfin bref… Je m’habille en 30 secondes et cours voir si elle est bien arrivée. La réceptionniste me confirme avoir réceptionné notre bagage, elle vérifie mon identité, et me donne notre précieuse valise. A ce moment là il s’est passé un million de fêtes dans ma tête, avec les feux d’artifices, le DJ à renommée international et tout ce qui va avec … 🎉🎊.

Je remonte alors fièrement dans notre chambre avec la valise (youhouuuu je vais pouvoir porter des vêtements propres) et retourne me coucher en attendant l’heure du petit déjeuner.

Dès 6h, je me lève et file manger, Julian m’emboîte le pas assez rapidement, il faut dire que j’ai fait un sacré bazar en ouvrant la valise…

De retour dans la chambre, le stress parti et le ventre plein, on remballe nos affaires pour prendre la route rapidement. On se pose deux minutes avant de partir, et on tombe comme des mouches jusqu’à 10 heures. L’orage nous réveille. On remballe le reste de nos affaires et on décide d’abandonner le programme du jour (continuer la visite de la ville) et de quitter Miami directement: outre l’orage, rien que le fait de penser à la circulation en ville nous retourne l’estomac… décidément la ville ce n’est pas fait pour nous.

La route est sympa, sur les conseils d’un membre du groupe Facebook créé par Lost in USAroadtrips aux usa” on emprunte une portion de la route 29 (entre Immokalee et LaBelle), la route est vraiment sympa, on s’y sent bien mieux qu’à Miami 💕.

Après avoir déposé nos affaires à l’hôtel on décide d’aller faire un tour à la réserve Six Mile Cypress Slough Preserve à Fort Myers.

Arrivés sur place, sac à dos sur les épaules, et appareil photo autour du cou, on s’apprête à partir … mais …   impossible de fermer la voiture!

Julian finit par réussir à la fermer mécaniquement (il appuie sur la tirette de verrouillage et ferme la porte). Pris certainement d’un pressentiment, on tente de ré-ouvrir la voiture … et là, c’est le drame ! La porte ne s’ouvre plus, le coffre non plus.

Julian demande de l’aide à un américain (ils comprennent certainement mieux que nous comment fonctionnent leurs p@&#%* de voitures). Malheureusement le monsieur ne trouve pas non plus de moyen d’ouvrir la voiture, il nous trouve comment sortir la clé physique du boitier, mais impossible de trouver une serrure sur la portière…

Un autre américain vient de lui même (et quand je repense à lui je le vois comme Clark Kent avec sa cape rouge et son S sur le torse), armé de son smartphone chargé de vidéo YouTube il finit par trouver comment accéder à la serrure de la portière et nous ouvrir la voiture. On le remercie chaleureusement, il s’éloigne et on ouvre la voiture… A ce moment là l’alarme se mets a bipper bipper bipper … Et impossible de l’arrêter… Il accourt alors pour nous aider, réarme son smartphone en tutos et vidéo, arrête l’alarme et nous aide à démarrer la voiture).

Problème résolu, on ne se démonte pas et on commence notre visite. On emprunte le petit trail qui se matérialise par un long ponton en bois serpente dans la réserve. On voit un bel oiseau rouge, un pélican, je fais des photos, et papillonne tranquillement sur le chemin, on traverse un premier abri et on continu d’avancer tranquillement … Je photographie des oiseaux et prends mon temps, Julian décide alors de prendre un peu d’avance…

Il revient rapidement avec un air pressé et me dit « couuuuurrrrt » je rigole, et il me dis alors « je ne déconnes pas va vite de mettre à l’abri » (quand je repense à cette scène, au ton de Julian, à son agitation, je l’apparente presque à certaines scènes dans les première saison de The Walking Dead, quand les humains sont confrontés à l’arrivée d’une horde de Walkers, d’ailleurs sur le moment j’ai cru qu’il était pourchassé par une bête…)… Je ne veux pas le contrarier, alors je fais demi tours et je repars tranquillement en arrière, après quelques pas je me retourne et… il avait raison : il faut courir!!!… Nous ne sommes pas attaqués par des animaux sauvages … mais un dense rideau de pluie s’approche de nous à toute vitesse. A peine arrivés sous l’abri, une pluie torrentielle s’abat au dessus de nous, puis un orage la rejoint …

Au bout d’une grosse demi heure le temps devient plus clément, puis la pluie s’arrête. Je veux rentrer mais Julian me convainc de finir le tour. On reprends donc le trail. Malheureusement avec l’orage qui vient de se finir, il n’y a plus d’oiseau à l’horizon, mise à part le gros pélican qui n’a pas bougé depuis notre arrivée. La balade en elle même est tout de même agréable, mise à part cette sensation d’être poisseux due à la transpiration et à l’humidité environnante…

Arrivés au dernier point, on s’accoude à la barrière qui donne sur une étendue d’eau, et on observe la faune. On voit quelques petites tortues, on espère tant voir des alligators, … malheureusement rien à l’horizon … on désespère… on continu de chercher, on s’amuse de voir les petites tortues se balader parfois juste sous nos pieds…

Tout à coup, un monsieur me tape sur l’épaule et pointe son doigt dans la direction opposée à la mienne : un énorme alligator de plus de 2 mètres passe juste à côté de nous, il glisse sur l’eau sans un bruit, puis va s’engouffrer dans les herbes un peu plus loin. Je suis émerveillée par ce “spectacle”, c’est la première fois que je vois un alligator en liberté, en faite non, c’est la première fois que je vois un alligator “en vrai” tout simplement… Je remercie mille fois ce monsieur qui ne reste pas très longtemps. On reste encore un peu espérant voir à nouveau un gros reptile, mais plus rien à l’horizon.

Nous finissons le trail et retournons voir le pélican, derrière lui les arbres sont jonchés d’oiseaux, l’image est magnifique, malheureusement les photos ne rendent pas grâce à la beauté de ce moment. Je suis figée devant ce magnifique tableau vivant. Julian m’interpelle : un bébé alligator se cache juste devant nous … Julian réussi à me traîner jusqu’à la voiture, non sans mal surtout après avoir croisé sur le chemin du retour un petit squirel qui bondi de la rambardes du ponton aux rabres, puis de branches en branches (ma fascination pour la beauté de la nature à tendance à me figer sur place pendant des heures).

Finalement ce petit trail, qui devait s’apparenter à une promenade du dimanche, aura été plutôt mouvementé, mais nous laisse de très beaux souvenirs.

Arrivés à l’hôtel, encore une fois on s’endormira avant de manger avec pour berceuse un orage qui nous dissuade de ressortir ce soir…

Laetitia

Roadtrippeuse accroc à la beauté des choses et du monde, je vous parle de mes passions à travers mon blog.

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